Aude Ray


Whistler, C.-B.

En 2017, elle fait partie de quatre auteurs-compositeurs-interprètes de la Colombie-Britannique et du Yukon qui participeront à l’événement Pacifique en chanson, dont elle a déjà remporté les grands honneurs en 2013. Cette victoire lui avait entre autres permis de participer au concours Chant’Ouest, qui réunit des artistes de l’Ouest et du Nord canadiens. La même année, elle a participé au festival Atomic Heart, en Colombie-Britannique, où elle a rencontré le réalisateur Tom Dowding, avec qui elle allait plus tard enregistrer son tout premier album francophone intitulé Sirène.

L’artiste multidisciplinaire, dont l’intérêt s’étend au théâtre, aux arts visuels et à la danse, donne aussi des cours et des ateliers de musique. Elle a récemment entrepris une collaboration avec la pianiste Rosalind Steel, avec qui elle partage la scène sous l’identité des Audio Rays.

Aude Ray a mis la touche finale à son nouvel album bilingue, Be My Home, qu’elle a lancé en mai 2017 avant de prendre la route pour une tournée canadienne.

Whistler Toronto 4,448 km km 1,535 Moncton 450 km 2,262 km St-Claude km 2,079 Winnipeg 1,614 km Meteghan 3,476 km Edmonton

Photoreportage

Vers le sommet de son art


C’est à Whistler, dans les hauteurs de la Colombie-Britannique, que nous attend Aude Ray. Celle qui y est dans sa bulle nous parle de la forêt environnante, sa source d’inspiration. L’auteure-compositrice-interprète se balade dans les montagnes où on explore les vestiges d’un accident ferroviaire devenus un véritable musée en plein air, et elle nous ouvre les portes d’un centre pour artistes avant de rentrer chez elle, dans sa propre bulle créative.

Entre les Rocheuses et la ville

Jean-Étienne Sheehy

Quelque part entre Vancouver, Whistler et Montréal, Aude Ray offre un regard intime qui voyage sur une route sinueuse des Rocheuses avec sa plus récente chanson, « Roadtrip à l’aurore ».

Le doute et la fuite habitent le texte; l’horizon est incertain, la lune est brève et l’amour est une « fugue sur la réalité ». Même la pluie à torrents semble plutôt être une illusion. Pourtant, Aude Ray chante une vignette du quotidien qu’elle immortalise.

Musicalement, la sobriété de la guitare et du piano laisse place à l’interprétation vocale de celle-ci. On a affaire ici à une chanson de feu de camp, écrite sur mesure pour le moment précis où la vivacité des brûlots cède place aux braises patientes, prêtes à poireauter toute la nuit. Voilà un rappel qu’au final, tout est éphémère, y compris le moment passé avec Aude Ray à écouter ce titre.

Cette chanson parue plus tôt en 2017 marque d’ailleurs un départ de son premier album, Sirène, lancé en 2014. À défaut de saisir l’ensemble de la démarche d’Aude Ray dans la réalisation mince du disque, il faut se tourner du côté des textes et des musiques pour se laisser porter par l’ensemble de son approche chansonnière.

Dans son approche, Aude Ray évoque plutôt le tangible sous un fond pop sur « L’instant présent », afin de s’ancrer les deux pieds dans ce moment qu’elle partage. Ces structures mélodiques guident d’ailleurs les dix chansons bilingues, sans toutefois créer une étanchéité inutile. À preuve, elle alterne l’offre rythmique de « L’amour et la liberté », la pièce d’ouverture.

À l’intérieur de cela, elle ajoute également quelques clins d’œil au jazz, sans déroger à sa ligne directrice. Nul besoin de réinventer les codes sur « Messagère ». La recette se prête bien à ce titre.

Sirène possède toutefois ses instants où le groupe de musiciens soulève les titres. La pièce-titre en témoigne, car ici, Aude Ray et son groupe groovent tandis qu’elle répète en boucle « Fais de moi une sirène ».

En parallèle à « Roadtrip à l’aurore », les chansons de Sirène évoquent également le plein air. Sous le métissage planant et rock de « Divine Plage », cet espace sert de rappel au lien entre Aude Ray, la plage et l’océan. Après tout, l’introduction aux souvenirs de « L’instant présent » se fait par le biais d’une rivière et du fleuve Saint-Laurent. Même sur « Le Bonheur », elle aperçoit un « soleil chaud » dans le visage du sujet de la chanson.

Sur « Le cœur bohème », de rares ambiances s’insèrent derrière les instruments afin d’ouvrir cette chanson. Dans le deuil évoqué ici, l’instant est aux images; il pleut de l’encre sur sa peau, tandis que la vie est comme un poème.

Comme point de repère à la conclusion folk rock offerte sur « Cœur du monde », la lune et le soleil veillent sur nous. Cela boucle également la boucle amorcée par « Roadtrip à l’aurore », avec ce cœur qui gronde comme un moteur, fabriqué sur mesure pour la route. Plutôt que de vivre d’amour et d’eau fraîche, elle préfère vivre « de poésie de couleur ». Ça tombe bien, cette chanson est la plus lumineuse de son offre.

À l’extérieur des murs des studios d’enregistrement, Aude Ray saisit ses chansons pleinement pour livrer, portée par sa voix, avec naturel. D’ailleurs, les chansons de Sirène se font plus efficaces et redoutables dans ce contexte. Cela permet également d’apprécier ses qualités de musicienne lorsqu’elle est seule avec une harpe.

La musique de Aude Ray s’écoute comme des gouttes de pluie au printemps qui coulent doucement le long de la fenêtre d’une maison de campagne. L’auteure-compositrice-interprète sert un rappel de la nécessité de prendre à la fois assez de temps et de recul pour se fondre dans l’instant présent.

Jean-Étienne Sheehyjesheehy.com

Gars de journalisme, radio, télévision, internet et, avant tout, musique!

Entrevue


Aude Ray nous explique comment sa participation au festival Atomic Art lui a ouvert les portes pour l’enregistrement de son album Sirène, et elle partage avec nous son rêve d’un voyage autour du monde au cours duquel elle pourrait s’imprégner de la culture et écrire avec des musiciens locaux.

Musique

  • Messagère
  • L'instant présent
  • Le bonheur

Découvrez les autres artistes

Kelly BadoWinnipeg, Man.
Mehdi CayenneOutaouais, Qc
Alexis NormandSaskatoon, Sask.
Post ScriptEdmonton, Alb.
Blue HibouWhitehorse, Yn
Bette & WalletCap-Breton, N.-É.
Chloé LacasseMontréal, Qc
Ten Strings and a Goat SkinCharlottetown, Î.-P.-É.